Procédure à appliquer en cas d’accident de décompression
Etre efficace en cas de problème…
Lors d’une plongée, si vous êtes le témoin ou si un membre de votre palanquée est victime d’un accident de décompression, voici les étapes indispensables qu’il faut suivre pour assurer la sécurité du plongeur :
COLLECTER et ENREGISTRER les informations capitales. Ceci doit être réalisé par UNE seule personne, correctement indentifiée qui restera en permanence à côté de la victime. Les informations indispensables sont :
- Le profil de la plongée en incluant la déco et les gaz utilisés. Joindre l’ordinateur dans le cas ou celui-ci est disponible.
- Le nom, l’âge ainsi que toutes informations utiles concernant les antécédents du plongeur (médicaments, allergies, opérations chirurgicales,…)
- L’heure de survenue et le type de signes/symptomes.
- Notez la fréquence cardiaque (pouls), le rythme respiratoire.
- Notez le status neurologique en pratiquant l’examen neurologique en 5 minutes. Il peut être pratiqué s’il ne gêne pas la RCP, les premiers secours et l’évacuation de l’accidenté ou si le secouriste n’est pas sûr que le plongeur ait vraiment subi un accident de plongée.
Cet examen constitue une base de comparaison de façon à ce que le secouriste ou le personnel médical professionnel soit capable de constater une éventuelle détérioration ou un éventuel changement de l’état du plongeur accidenté. Un examen neurologique complet traite de 5 domaines :
- l’état mental ;
- les nerfs cérébraux ;
- les fonctions motrices ;
- les fonctions sensibles ;
- les fonctions cérébrales.
Pour effectuer un examen neurologique efficace, le secouriste doit être formé durant un cours et pratiquer régulièrement les compétences apprises pour le contrôle d’un plongeur accidenté.

Soyez minutieux et exact lors de l’examen neurologique. Les contrôles doivent être réalisés tous les 15 minutes. La feuille de résultats DOIT accompagnée le plongeur jusqu’au centre d’Oxygénothérapie Hyperbare. Ainsi, il y aura des informations de référence pour le secouriste médical professionnel lors de son arrivée. Notez bien les résultats de chaque examen neurologique. Souvent, l’état du plongeur accidenté s’améliore après l’administration d’oxygène. Votre devoir est de rapporter les signes et les symptômes, et non pas d’établir un diagnostic. Un diagnostic est du seul devoir d’un médecin
ORGANISER LES SECOURS et PRENDRE SOINS du plongeur victime de l’accident. Ces trois phases (enregistrement, organisation, prise en charge) doivent être réalisées simultanément et traitées en EQUIPE dirigée par un chef, le TEAM LEADER.
Procédure à suivre :
- Sortir la victime de l’eau. Si possible, le plongeur peut bouger avec assistance. S’il y a un problème sérieux, déplacer le moins possible la victime.
- Enlever la combinaison sans aggraver les lésions. Si ce n’est pas possible découper la combinaison, garder au chaud…
- Coucher le plongeur victime de l’accident
- Mettre sous oxygène pur immédiatement au minimum 15 litres par minutes avec un masque non-rebreather. Il est cependant préférable d’utiliser un inhalateur à la demande. Si le plongeur ne respire pas, n’utilisez pas la purge de l’inhalateur à la demande pour ventiler la victime, à moins que vous soyez formé et entraîné pour le faire. Il y a dans le cas contraire un risque de blesser les poumons. Préférez dans ce cas le ballon-masque (BAVU) ou en dernier recours le bouche à bouche avec un masque et de l’oxygène.
- Si le plongeur est conscient forcez le à boire de l’eau. Si il y a le moindre signe de léthargie ne mettez pas en oeuvre cette manoeuvre.
IMMEDIATEMENT, c’est à dire parallèlement à la prise en charge il faut prévenir :
Les services ad hoc pour l’évacutation
En mer :
- VHF canal 16 (CROSS pour la France, c’est obligatoire au delà de la zone des 300 m du rivage)
Sur terre :
- En France le 15 ou le 18
- En Belgique le 100
- En Europe, d’une manière générale, le 112
S’il s’agit d’un accident léger une évacuation en voiture peut être envisagée. L’oxygène et l’eau partent avec le plongeur, de même qu’un accompagnant en plus du conducteur. Celui-ci a pour fonction l’assistance à la victime. Dans le cas d’un accident grave, il est possible de la déterminer dès la sortie de l’eau ou peu de temps après. Dans ce cas il faut laisser l’évacuation aux soins des services spécialisés (SAMU).
La chambre de recompression

- A Lille : + 33 3 20 44 48 55 sis hôpital Calmette
- En Belgique : 0800 12382 (numéro gratuit) ou +32 2 262 22 82
On espère toujours ne pas avoir à s’occuper de ce genre de problème, néanmois cette procédure doit être connue vu la sévérité potentielle de l’accident de décompression. N’oubliez pas qu’une prise en charge initiale correcte, RAPIDE, prévient quasi toutes les séquelles. Donc, en cas de doute, n’hésitez pas, faites comme si…